Les Tunisiens en 2019 sont plus pessimistes que jamais, a raison ?

Tunisiens pessimistes

Selon un sondage réalisé par la société par Emrhod consulting que j’ai pu consulter, 75% des Tunisiens ont déclaré que la situation économique du pays ne cesse de se détériorer.

Le sondage révèle que le taux de pessimisme chez les Tunisiens a augmenté de 32.6% en avril, à 38.6% au début du mois de mai en cours. La situation politique et économique qui prévaut dans le pays est à l’origine de ce pessimisme

Cependant, le désir ne manque pas, les Tunisiens avaient souhaité accueillir la nouvelle année avec la volonté collective de voir leur pays, de sortir de cette mauvaise situation, et de commencer une remontée générale capable de promouvoir une solution des problèmes qui l’assaillent.

En passant d’une année à l’autre, nous exprimons nécessairement des souhaits qui nous tiennent à cœur, et nous nous accrochons à l’espoir, quelle que soit la difficulté de la situation à laquelle nous sommes confrontés.

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L’espoir ne signifie pas un optimisme absolu, mais un état d’esprit et une détermination à ne pas se laisser abattre par le découragement et le pessimisme. Ces pensées néfastes qui paralysent le corps et l’esprit et entravent la réflexion et l’action, sans lesquelles il n’y a pas de rédemption.

L’état de la nation est préoccupant et n’appelle ni à l’optimisme ni au pessimisme, mais au pragmatisme. Nous sommes dans une situation extrêmement critique.

Les difficultés qui étouffent le pays et l’empêchent d’aller de l’avant sont, outre une situation régionale et internationale désavantageuse, fondamentalement inhérente à son histoire.

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Le problème majeur est de nature essentiellement politique et est à l’origine de la détérioration de la conjoncture socio-économique et de la détresse de la population.

La Tunisie n’est pas encore parvenue à instaurer la stabilité politique au cours de ces huit années, et encore moins depuis 2014, date à laquelle les élections présidentielles et législatives qui se sont tenues à cette date étaient censées faire passer le régime politique tunisien de transitoire à durable.

Le contexte politique s’est considérablement détérioré en 2018, le consensus national s’est effondré et un conflit a éclaté au grand jour entre les deux responsables de l’exécutif tunisien.

Les chiffres économiques qui sont toujours au plus bas et les finances publiques défaillantes se ressentiront encore plus durement dans les caisses de l’État, la capacité financière des entreprises et les finances des Tunisiens.